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1 utilisateur anonyme et 6 utilisateurs inconnus

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 Sujet :

La poésie

 
n°4810
Jamais Rien En Vain...
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Posté le 28-11-2007 à 15:10:05  answer
 

Reprise du message précédent :
  Je viens d'apprendre la mort de Fred Chichin, le guitariste des Rita Mitsouko, à 53 ans, d'un cancer fulgurant...  
 
Pierre Reverdy, encore un inconnu pour moi et qui est mort bien jeune...
 
  Et cet autre poète "maudit", mort jeune aussi...
 
 Édouard-Joachim Corbière, dit Tristan Corbière, né le 18 juillet 1845 au manoir de Coat-Congar à Morlaix (Bretagne) et mort le 1er mars 1875 à Morlaix, est un poète français..
 Il est né de l'union d'Édouard Corbière et d'Angélique Aspasie Puyo que 33 ans séparent : à sa naissance, son père est âgé de 52 ans, et sa mère de 19.
 Après une enfance passée sans histoire dans le manoir du Launay, Tristan est envoyé à l'âge de 14 ans en pension au lycée impérial de Saint-Brieuc. C'est à cette époque qu'il commence à souffrir du rhumatisme articulaire qui lui gâchera l'existence et qui aura raison de lui. Son état de santé s'aggravant, il doit quitter Saint-Brieuc l'année suivante pour rejoindre son oncle médecin établi à Nantes. Il entre au lycée de Nantes en qualité d'externe. Deux ans plus tard, son état de santé l'oblige à cesser ses études.
 Commence alors une vie de marginal ; il voyage dans le sud de la France, où il lit les œuvres de Hugo, de Baudelaire, de Musset.
 Il s'installe à Roscoff dans une maison que possèdent ses parents. Les habitants du village le surnomment l'« Ankou », c'est-à-dire le spectre de la mort, en raison de sa maigreur et de son allure disloquée. Il aime à prendre la mer sur son bateau, Le Négrier (titre du plus célèbre roman de son père) et se livre à quelques excentricités. Il s'amuse un jour à se déguiser en forçat, en femme ou en mendiant, l'autre à se raser les sourcils ou bien encore, alors qu'il est en visite à Rome, à traîner un porc en laisse déguisé en évêque lors du carnaval auquel assiste le pape.
 C'est ainsi que s'écoulent ses jours, jusqu'à sa rencontre avec une petite actrice parisienne que Corbière se plaît à appeler Marcelle, de son vrai nom Armida Josefina Cuchiani ; elle devient sa muse.
 Délaissant son prénom d'état-civil, Édouard-Joachim, pour prendre celui, plus évocateur, de Tristan (pour TRISTE EN CORPS BIÈRE), il fait paraître à compte d'auteur en 1873 son unique recueil de poèmes, Les Amours jaunes, qui passe inaperçu.
 Corbière, qui ne connut aucun succès de son vivant, sera révélé de manière posthume par Verlaine, qui lui consacre un chapitre de son essai Les Poètes maudits (1883). Le recueil se trouve également en bonne place dans la bibliothèque élitiste de Des Esseintes, le héros d'À Rebours : cette présence dans l'œuvre de Huysmans contribuera à faire connaître le poète au public.
 Le poète qui rêvait d'être marin ne put satisfaire son désir de courir les mers, mais il aima la mer comme un fou.
 Corbière meurt à Morlaix le 1er mars 1875. Il n'a pas trente ans et n'a connu qu'une vie de solitude, brève et misérable, constamment atteint dans sa chair par la maladie, malheureux en amour, englué dans une passion unique et sordide ; sans doute, au figuré, la mer fut-elle sa véritable épouse. Le temps a rendu le poète à la lumière, et reconnu, bien tard, son talent.
 Le nom des Amours jaunes, son unique recueil, a été donné à la bibliothèque publique ancienne de Morlaix...
 
 
http://forum.bestofchat.com/mesimages/123369/CorbiereTristan.jpg
 
                LE MOUSSE
 
Mousse : il est donc marin, ton père ?...
— Pêcheur. Perdu depuis longtemps.
En découchant d'avec ma mère,
Il a couché dans les brisants...
Maman lui garde au cimetière
Une tombe — et rien dedans —
C'est moi son mari sur la terre,
Pour gagner du pain aux enfants.
Deux petits. — Alors, sur la plage,
Rien n'est revenu du naufrage ?...
— Son garde-pipe et son sabot .
La mère pleure, le dimanche,
Pour repos... Moi : j'ai ma revanche
Quand je serai grand — matelot ! —
 
        Baie des Trépassés.


---------------
Comme je descendais des Fleuves impassibles, Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles, Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs...
  Arthur Rimbaud "Le Bateau Ivre"

n°4811
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Posté le 28-11-2007 à 15:35:33  answer
 

Oui il y a un texte que j'adorai de Baudelaire
 
Avec un poème qui avait cette phrase mais cela fait trop longtemps pour que je me rappelle le titre je chercherai:
 
"Je fait souvent ce rêve étrange et pénétrant d'une femme que j'aime et qui m'aime"

n°4812
Jamais Rien En Vain...
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Posté le 28-11-2007 à 15:49:51  answer
 

Pl17, il est de Paul Verlaine et il est très beau...
 
"Mon rêve familier"
 
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.
 
Car elle me comprend, et mon coeur, transparent
Pour elle seule, hélas ! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.
 
Est-elle brune, blonde ou rousse ? - je l'ignore.
Son nom ? je me souviens qu'il est doux et sonore
Comme ceux des aimés que la Vie exila.
 
Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues...


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Comme je descendais des Fleuves impassibles, Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles, Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs...
  Arthur Rimbaud "Le Bateau Ivre"

n°4819
*éternelle rêveuse*
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Posté le 28-11-2007 à 19:23:23  answer
 

[:orlane40:27]  :ouch: Fred Chinchin est mort,j'aimais bien les Rita Mitsouko.
 
Tristan Corbières, je ne connaissais pas du tout, il a une écriture des plus simplifié,agréable à lire.
un autre poète;Charles-marie Leconte de lisle(1818-1894)
 http://www.forum-poesie.com/images/poemes/19_1.jpg  
Né à Saint-Paul de la Réunion, le 23 octobre 1818.  
Poète parnassien, il écrivit les Poèmes Barbares, les Poèmes Antiques, les Poèmes Tragiques ; ces derniers ont obtenu le prix Jean Reynaud de 10 000 F ; il traduisit Théocrite, Homère, Eschyle, Sophocle, Euripide, Horace ; auteur dramatique, il fit représenter Les Érinnyes.  
Candidat à l'Académie, il fut battu par Gratry en 1873, et en 1877 par Victorien Sardou ; dans cette dernière élection, il obtint 2 voix seulement, celles d'Auguste Barbier et de Victor Hugo, qui vota pour lui avec ostentation. Leconte de Lisle déclara que le suffrage de Victor Hugo équivalait à son élection et qu'il ne se présenterait plus. On considéra que Victor Hugo l'avait ainsi désigné pour lui succéder, et il fut élu le 11 février 1886 à son fauteuil, et reçu le 31 mars 1887 par Alexandre Dumas fils. Il était sous-bibliothécaire au Luxembourg depuis 1873.  
Mort le 17 juillet 1894.
 le poème que je post " paysage polaire" pourrait être la description d'un tableau tant il est précis dans sa forme.
 
Paysage polaire
Un monde mort, immense écume de la mer,
Gouffre d'ombre stérile et de lueurs spectrales,
Jets de pics convulsifs étirés en spirales
Qui vont éperdument dans le brouillard amer.
 
Un ciel rugueux, roulant par blocs, un âpre enfer,
Où passent à plein vol les clameurs sépulcrales,
Les rires, les sanglots, les cris aigus, les râles
Qu'un vent sinistre arrache à son clairon de fer.
 
Sur les hauts caps branlants, rongés des flots voraces,
Se roidissent les Dieux brumeux des vieilles races,
Congelés dans leur rêve et leur lividité ;
 
Et les grands ours, blanchis par les neiges antiques,
çà et là, balançant leurs cous épileptiques,
Ivres et monstrueux, bavent de volupté.  
 
                      [:elap:41] **orlane** [:elap:41]  
 
 
 
 
 


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** la plus grande gloire n'est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque chute**
n°4823
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Posté le 28-11-2007 à 23:57:52  answer
 

Les étrennes des orphelins
I
 
La chambre est pleine d'ombre ; on entend vaguement
De deux enfants le triste et doux chuchotement.
Leur front se penche, encore alourdi par le rêve,
Sous le long rideau blanc qui tremble et se soulève...
- Au dehors les oiseaux se rapprochent frileux ;
Leur aile s'engourdit sous le ton gris des cieux ;
Et la nouvelle Année, à la suite brumeuse,
Laissant traîner les plis de sa robe neigeuse,
Sourit avec des pleurs, et chante en grelottant...
 
II
 
Or les petits enfants, sous le rideau flottant,  
Parlent bas comme on fait dans une nuit obscure.  
Ils écoutent, pensifs, comme un lointain murmure...  
Ils tressaillent souvent à la claire voix d'or  
Du timbre matinal, qui frappe et frappe encor  
Son refrain métallique en son globe de verre...
- Puis, la chambre est glacée... on voit traîner à terre,  
Épars autour des lits, des vêtements de deuil  
L'âpre bise d'hiver qui se lamente au seuil  
Souffle dans le logis son haleine morose !  
On sent, dans tout cela, qu'il manque quelque chose...  
- Il n'est donc point de mère à ces petits enfants,  
De mère au frais sourire, aux regards triomphants ?  
Elle a donc oublié, le soir, seule et penchée,  
D'exciter une flamme à la cendre arrachée,  
D'amonceler sur eux la laine et l'édredon  
Avant de les quitter en leur criant : pardon.
Elle n'a point prévu la froideur matinale,
Ni bien fermé le seuil à la bise hivernale ?...
- Le rêve maternel, c'est le tiède tapis,
C'est le nid cotonneux où les enfants tapis,
Comme de beaux oiseaux que balancent les branches,
Dorment leur doux sommeil plein de visions blanches !...
- Et là, - c'est comme un nid sans plumes, sans chaleur,
Où les petits ont froid, ne dorment pas, ont peur ;
Un nid que doit avoir glacé la bise amère...
 
III
 
Votre coeur l'a compris : - ces enfants sont sans mère.
Plus de mère au logis ! - et le père est bien loin !...
- Une vieille servante, alors, en a pris soin.
Les petits sont tout seuls en la maison glacée ;
Orphelins de quatre ans, voilà qu'en leur pensée
S'éveille, par degrés, un souvenir riant...
C'est comme un chapelet qu'on égrène en priant :
- Ah ! quel beau matin, que ce matin des étrennes !
Chacun, pendant la nuit, avait rêvé des siennes
Dans quelque songe étrange où l'on voyait joujoux,
Bonbons habillés d'or, étincelants bijoux,
Tourbillonner, danser une danse sonore,
Puis fuir sous les rideaux, puis reparaître encore !
On s'éveillait matin, on se levait joyeux,
La lèvre affriandée, en se frottant les yeux...
On allait, les cheveux emmêlés sur la tête,
Les yeux tout rayonnants, comme aux grands jours de fête,
Et les petits pieds nus effleurant le plancher,
Aux portes des parents tout doucement toucher...
On entrait !... Puis alors les souhaits... en chemise,
Les baisers répétés, et la gaîté permise !
 
IV
 
Ah ! c'était si charmant, ces mots dits tant de fois !  
- Mais comme il est changé, le logis d'autrefois :
Un grand feu pétillait, clair, dans la cheminée,
Toute la vieille chambre était illuminée ;
Et les reflets vermeils, sortis du grand foyer,
Sur les meubles vernis aimaient à tournoyer...
- L'armoire était sans clefs !... sans clefs, la grande armoire !
On regardait souvent sa porte brune et noire...
Sans clefs !... c'était étrange !... on rêvait bien des fois
Aux mystères dormant entre ses flancs de bois,
Et l'on croyait ouïr, au fond de la serrure
Béante, un bruit lointain, vague et joyeux murmure...
- La chambre des parents est bien vide, aujourd'hui
Aucun reflet vermeil sous la porte n'a lui ;
Il n'est point de parents, de foyer, de clefs prises :
Partant, point de baisers, point de douces surprises !
Oh ! que le jour de l'an sera triste pour eux !
- Et, tout pensifs, tandis que de leurs grands yeux bleus,
Silencieusement tombe une larme amère,
Ils murmurent : " Quand donc reviendra notre mère ? "
 
V
 
Maintenant, les petits sommeillent tristement :
Vous diriez, à les voir, qu'ils pleurent en dormant,
Tant leurs yeux sont gonflés et leur souffle pénible !
Les tout petits enfants ont le coeur si sensible !
- Mais l'ange des berceaux vient essuyer leurs yeux,
Et dans ce lourd sommeil met un rêve joyeux,
Un rêve si joyeux, que leur lèvre mi-close,
Souriante, semblait murmurer quelque chose...
- Ils rêvent que, penchés sur leur petit bras rond,
Doux geste du réveil, ils avancent le front,
Et leur vague regard tout autour d'eux se pose...
Ils se croient endormis dans un paradis rose...
Au foyer plein d'éclairs chante gaîment le feu...
Par la fenêtre on voit là-bas un beau ciel bleu ;
La nature s'éveille et de rayons s'enivre...
La terre, demi-nue, heureuse de revivre,
A des frissons de joie aux baisers du soleil...
Et dans le vieux logis tout est tiède et vermeil
Les sombres vêtements ne jonchent plus la terre,
La bise sous le seuil a fini par se taire ...
On dirait qu'une fée a passé dans cela ! ...
- Les enfants, tout joyeux, ont jeté deux cris... Là,
Près du lit maternel, sous un beau rayon rose,
Là, sur le grand tapis, resplendit quelque chose...
Ce sont des médaillons argentés, noirs et blancs,
De la nacre et du jais aux reflets scintillants ;
Des petits cadres noirs, des couronnes de verre,
Ayant trois mots gravés en or : " A NOTRE MÈRE  
 
Arthur RIMBAUD (1854-1891)  

n°4824
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Posté le 29-11-2007 à 00:00:44  answer
 

ce poeme m'a mis la larme a l'oeil...il es chouette, voici pourquoi je vous l'ai mis en entier, bien qu'il soit long!

n°4830
Jamais Rien En Vain...
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Posté le 29-11-2007 à 18:52:03  answer
 

Impressionnant ce Leconte de Lisle, quelle carrière... et un poème comme je les aime, 2 fois 4 vers et 2 fois 3 vers...
 
Rimbaud, c'est toujours bien, Blableurp!
 
  Alphonse Marie Louis de Prat de Lamartine a été un poète, écrivain, historien, et homme politique français né à Mâcon le 21 octobre 1790 et mort à Paris le 28 février 1869...
 
 
http://forum.bestofchat.com/mesimages/123369/Lamartine.jpg
 
Alphonse de Lamartine (1790-1869), Méditations poétiques (1820)
 
« Le Lac »
 
Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges
Jeter l'ancre un seul jour ?
 
Ô lac ! l'année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu'elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m'asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s'asseoir !
 
Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
Ainsi le vent jetait l'écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.
 
Un soir, t'en souvient-il ? nous voguions en silence ;
On n'entendait au loin, sur l'onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.
 
Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos ;
Le flot fut attentif, et la voix qui m'est chère
Laissa tomber ces mots :
 
"Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !
 
"Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.
 
"Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m'échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l'aurore
Va dissiper la nuit.
 
"Aimons donc, aimons donc ! de l'heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive ;
Il coule, et nous passons !"
 
Temps jaloux, se peut-il que ces moments d'ivresse,
Où l'amour à longs flots nous verse le bonheur,  
S'envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheur ?
 
Eh quoi ! n'en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi ! passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus !
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
Ne nous les rendra plus !
 
Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes
Que vous nous ravissez ?
 
Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !
Vous, que le temps épargne ou qu'il peut rajeunir,
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
Au moins le souvenir !
 
Qu'il soit dans ton repos, qu'il soit dans tes orages,
Beau lac, et dans l'aspect de tes riants coteaux,
Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
Qui pendent sur tes eaux.
 
Qu'il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l'astre au front d'argent qui blanchit ta surface
De ses molles clartés.
 
Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu'on entend, l'on voit ou l'on respire,
Tout dise : Ils ont aimé !


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Comme je descendais des Fleuves impassibles, Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles, Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs...
  Arthur Rimbaud "Le Bateau Ivre"

n°4837
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Posté le 30-11-2007 à 20:12:41  answer
 

merci cela me fait plaisir de pouvoir le retrouver parmi vous

n°4838
*éternelle rêveuse*
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Posté le 30-11-2007 à 21:22:39  answer
 

[:orlane40:29] heureuse que tu ais pu le relire,j'ai quand même une préférence certaine pour les poésie ou l'océan est présent, et le tiens Merle, je l'avais lu mais il y a longtemps.
 
un peu de contre rime maintenant, pour palier au long, long textes.
Paul-jean toulet (1867-1920)
 
http://www.ville-billere.fr/img_articles/92.jpg
           
Ayant perdu sa mère à la naissance, Paul-Jean Toulet vit une enfance ballotée. D'abord confié à un oncle à Bilhère dans la vallée d'Ossau, il rejoint son père parti à l'ile Maurice et y séjournera pendant trois ans (1885/1888). Puis il part vivre à Paris en 1898. Là, il côtoie les boudoirs et autres salons mondains. Cette vie parisienne l'entraine dans l'excès, il se laisse emporter par les vapeurs de l'alcool et de l'opium. Mais cette existence ne lui convient plus. Après un voyage d'un an (1908/1909) qui le mène jusqu'en Indochine, il quitte définitivement Paris en 1912. Il s'installe dans un premier temps chez sa sœur près de Libourne, avant de poser ses valises à Guéthary et de se marier. La fin de sa vie sera marquée par la maladie, mais il pourra assister à la publication de ses fameuses 'Contre rimes' réunies pour la première fois en 1916.  
 
 
Contre rime LXIII
 
Toute allégresse a son défaut
  Et se brise elle-même.
Si vous voulez que je vous aime,
  Ne riez pas trop haut.
 
C'est à voix basse qu'on enchante
  Sous la cendre d'hiver
Ce cœur, pareil au feu couvert,
  Qui se consume et chante.
 
                                 [:elap:41] **orlane** [:elap:41]  
 
 
 
 
 
 
 
 


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** la plus grande gloire n'est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque chute**
n°4839
Jamais Rien En Vain...
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Posté le 01-12-2007 à 18:51:10  answer
 

 J'aime bien ces poèmes courts qui résument une émotion rapide d'un moment, une impression, un je-ne-sais-quoi, Orlane...
 
  René Armand François Prudhomme (Paris, 16 mars 1839 – Châtenay-Malabry, 6 septembre 1907), dit Sully Prudhomme, est un poète français, élu à l'Académie française en 1881 au fauteuil 24.
 
                                      http://forum.bestofchat.com/mesimages/123369/PrudhommeSully.jpg
 
 Fils d'un commerçant, René Armand Prudhomme voulait devenir ingénieur, et fit ses études au Lycée Bonaparte mais une crise d'ophtalmie le contraint à les interrompre. Après avoir travaillé au Creusot dans les usines Schneider, il se tourne vers le droit et travailla chez un notaire. L'accueil favorable réservé à ses premiers poèmes au sein de la « Conférence La Bruyère », société étudiante dont il est membre, encourage ses débuts littéraires.
 Son premier recueil, Stances et Poèmes (1865) est loué par Sainte-Beuve et lance sa carrière. Il renferme son poème le plus célèbre, Le Vase brisé, élégante métaphore du cœur brisé par un chagrin d'amour :
 
 
           Le Vase Brisé
 
Le vase où meurt cette verveine
D'un coup d'éventail fut fêlé ;
Le coup dut l'effleurer à peine,
Aucun bruit ne l'a révélé.
Mais la légère meurtrissure,
Mordant le cristal chaque jour,
D'une marche invisible et sûre
En a fait lentement le tour.
Son eau fraîche a fui goutte à goutte,
Le suc des fleurs s'est épuisé ;
Personne encore ne s'en doute,
N'y touchez pas, il est brisé.


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Comme je descendais des Fleuves impassibles, Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles, Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs...
  Arthur Rimbaud "Le Bateau Ivre"

n°4843
*éternelle rêveuse*
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Posté le 02-12-2007 à 22:13:29  answer
 

[:orlane40:27] jolie image celle du vase brisé,avec ses morceaux qui sont souvent très difficile à recoller....
un autre poète: Jules laforgue(1860-1887)
il est né à Montevideo (Uruguay), son père tarbais d'origine, était instituteur,et sa mère havraise , il revient en France ,laissé sous tutelle à un cousin,et il fait cette année là son entrée au lycée de tarbes.il quitte cette ville pour aller étudier à Paris, et là, il commence à fréquenter les milieux littéraires.
http://www.eric-chevillard.net/images/ecrivains/jules-laforgue.jpg
 
 
 
 
 la cigarette
 
Oui, ce monde est bien plat ; quant à l'autre, sornettes.
Moi, je vais résigné, sans espoir, à mon sort,
Et pour tuer le temps, en attendant la mort,
Je fume au nez des dieux de fines cigarettes.  
 
Allez, vivants, luttez, pauvres futurs squelettes,  
Moi, le méandre bleu qui vers le ciel se tord,
Me plonge en une extase infinie et m'endort
Comme aux parfums mourants de mille cassolettes.
 
Et j'entre au paradis, fleuri de rêves clairs
Où l'on voit se mêler en valses fantastiques
Des éléphants en rut à des chœurs de moustiques.
 
Et puis, quand je m'éveille en songeant à mes vers,
Je contemple, le cœur plein d'une douce joie,
Mon cher pouce rôti comme une cuisse d'oie.
 
http://lutha.unblog.fr/files/2006/06/cigarette.jpg
 
                                [:elap:41] **orlane** [:elap:41]  
   
 
 


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n°4848
Jamais Rien En Vain...
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Posté le 03-12-2007 à 18:44:56  answer
 

Ah justement je cherchais le nom de ce poète... Ils sont trois franco-uruguayen... En voici un autre...
 
  Jules Supervielle (16 janvier 1884 - 17 mai 1960) était un poète et un écrivain franco-uruguayen.
 Jules Supervielle s'est toujours tenu à l'écart des Surréalistes qui régnaient sur la première moitié du xxe siècle (rappelons que le Manifeste d’André Breton date de 1924).
 Désireux de proposer une poésie plus humaine et de renouer avec le monde, il rejetait l'écriture automatique (que les surréalistes ont eux-mêmes bien vite abandonnée) et la dictature de l'inconscient, sans pour autant renier les acquis de la poésie moderne depuis Baudelaire, Rimbaud et Apollinaire, ainsi que certaines innovations fondamentales du surréalisme.
 
 
http://forum.bestofchat.com/mesimages/123369/SupervielleJules.jpg
 
"Les amis inconnus" de Jules SUPERVIELLE
 
Il vous naît un poisson qui se met à tourner  
Tout de suite au plus noir d’une lampe profonde,  
Il vous naît une étoile au-dessus de la tête,  
Elle voudrait chanter mais ne peut faire mieux  
Que ses sœurs de la nuit les étoiles muettes.  
 
Il vous naît un oiseau dans la force de l’âge,  
En plein vol, et cachant votre histoire en son cœur  
Puisqu’il n’a que son cri d’oiseau pour la montrer.  
Il vole sur les bois, se choisit une branche  
Et s’y pose, on dirait qu’elle est comme les autres.  
 
Il vous naît un ami, et voilà qu’il vous cherche  
Il ne connaîtra pas votre nom ni vos yeux  
Mais il faudra qu’il soit touché comme les autres  
Et loge dans son cœur d’étranges battements  
Qui lui viennent des jours qu’il n’auras pas vécus.  
 
Pardon pour vous, pardon pour eux, pour le silence  
Et les mots inconsidérés,  
Pour les phrases venant de lèvres inconnues  
Qui vous touchent de loin comme balles perdues,  
Et pardon pour les fronts qui semblent oublieux.  
 
Extrait des « amis inconnus ». 1934


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  Arthur Rimbaud "Le Bateau Ivre"

n°4852
*éternelle rêveuse*
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Posté le 04-12-2007 à 10:39:44  answer
 

[:orlane40:29] Merle, ce poème a un style en effet profondément humain,que personnellement je n'ai pas beaucoup lu. un autre poème sur l'amour et ses déchirement.
Francis Carco
http://humeurs.h.u.pic.centerblog.net/ua7gn25d.jpg
 
 
Adieu
Si l'humble cabaret , noirci  
Par la pluie et le vent d'automne ,  
M'accueille , tu n'es plus ici . .  
Je souffre et l'amour m'abandonne .  
 
Je souffre affreusement . Le jour  
Où tu partis , J'appris a rire ,  
J'ai depuis pleuré , sans l'amour ,
Et vécu tristement ma vie .  
 
Au moins , garde le souvenir ,  
Garde mon cœur , berce ma peine !
Chéris cette tendresse ancienne  
Qui voulut , blessée , en finir  
 
Je rirai contre une autre épaule ,  
D'autre baisers me suffiront ,  
Je les marquerai de mes dents .
Mais tu resteras la plus belle . . .
 
                [:elap:41] **orlane** [:elap:41]  
 
                 
 
 


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** la plus grande gloire n'est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque chute**
n°4857
Jamais Rien En Vain...
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Posté le 04-12-2007 à 18:09:22  answer
 

 Ce que j'aime dans nos échanges, c'est que souvent tu fais resurgir un nom oublié de moi depuis des années... Francis Carco en fait partie et ce poème, si douloureux, frappe fort et juste!
 
  Jean-Antoine de Baïf, né à Venise le 19 février 1532 et mort à Paris le 19 septembre 1589, est un poète français.
 Fils de Lazare de Baïf, Jean-Antoine de Baïf, ami de Pierre de Ronsard et membre de la Pléiade, se distingue comme le principal artisan de l'introdution, en France, d'une versification quantitative mesurée, calquée sur la poésie de l'Antiquité gréco-latine.
 
http://forum.bestofchat.com/mesimages/123369/Jean_Antoine_de_Baif.jpg
 
Quand le pilot voit le nord luire ès cieux...
 
Quand le pilot voit le nord luire ès cieux,  
La calme mer ronfler sous la carène,  
Un doux zéphyr soufrer la voile pleine,  
Il vogue, enflant son coeur audacieux.  
Le même aussi, quand le ciel pluvieux  
Des vents félons meut l'orageuse haleine,  
Qui bat les flancs de sa nef incertaine,  
Humble, tapit sous la merci des dieux.  
Amour ainsi d'une assurance fière  
Haussa mon coeur, tandis que la lumière  
De tes doux yeux me pouvait éclairer;  
Las! aujourd'hui que je te perds de vue  
Quelle âme vit d'amour plus éperdue  
Quand fors la mort ne puis rien espérer?


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Comme je descendais des Fleuves impassibles, Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles, Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs...
  Arthur Rimbaud "Le Bateau Ivre"

n°4859
*éternelle rêveuse*
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Posté le 04-12-2007 à 22:42:22  answer
 

[:orlane40:27] oui, Merle, toi tu as le don de me faire relire des poèmes à demi oubliés,mais resté tout de même dans un coin de ma mémoire.
honneur au poète belge:
Géo Norge(1898-1990)
 
http://www.dmnet.be/voix/main/imst/imat20.jpg
 
 poète belge d'expression française, dont l'œuvre, rédigée dans un style tantôt soutenu, tantôt truculent, est en partie inspirée par le folklore de son pays.
Après le scandale provoqué par son poème scénique Tam-Tam, Géo Norge, de son vrai nom Georges Mogin, fonda, en 1925, « le théâtre du Groupe libre » puis, en 1931, le Journal des poètes (qui paraît toujours), et enfin les Cahiers blancs, dans lesquels il fit découvrir Victor Segalen. À partir de 1932, il anima des rencontres entre auteurs à son domicile bruxellois, transformé en « grenier poétique ». Doué pour la parodie et le déguisement, imitateur irrésistible des parleurs officiels, il fit des conférences sur la poésie indienne, Milosz, Jarry et Desnos. Il publia un Florilège de la nouvelle poésie en Belgique, tout en travaillant parallèlement à collecter les pièces du folklore et de la poésie orale belge. ses poésies sont pour la plupart colorées respirant la vie, et celles-ci sont souvent dans les programmes scolaires.
 
celui-ci, je l'aime beaucoup :love: :
 
bâillon
Je parle à tort et à travers.
Je parle à travers et à tort
Et je chanterai vif ou mort
En rouge, en noir, en prose, en vers.  
 
C'est pour chasser le vol des mouches
Ou bien, c'est pour mieux vous mentir
Et mettre un bâillon sur la bouche
D'un silence qui va tout dire.  
 
           [:elap:41] **orlane** [:elap:41]  
 
 
 
 
 
 
 


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n°4860
Jamais Rien En Vain...
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Posté le 05-12-2007 à 14:07:16  answer
 

 Encore une découverte pour moi, Orlane... je me suis surpris à lire ce poème avec deux vitesses: rapide pour la première strophe et très lente pour la deuxième...
 
  François René de Chateaubriand a été écrivain et homme politique. C'est l'un des précurseurs du romantisme.
 
Le voyageur
 
 Destiné à la carrière de marin (son père était armateur), Chateaubriand y renonça et, en 1789, assista aux premiers bouleversements de la Révolution française. En 1791, Chateaubriand part pour l'Amérique, continent dont il fera de nombreuses descriptions dans les Mémoires d'Outre-Tombe. En 1800, il rentre en France et fait publier l'année suivante Atala. 1802 est l'année de publication du Génie du christianisme qui marque son ralliement provisoire à Bonaparte, œuvre qui est aussi un plaidoyer en faveur de la religion et qui est composée d'Atala et de René.
 
La carrière politique
 
 Chateaubriand commence alors une carrière politique : il est d'abord nommé secrétaire d'ambassade à Rome et un voyage en Orient lui inspire Les Martyrs(1809) et L'Itinéraire de Paris à Jérusalem (1811). Dès 1811, Chateaubriand met en chantier les Mémoires d'Outre-Tombe dont la rédaction prendra trente ans. La même année, il est élu à l'Académie française. Ministre de l'Intérieur de Louis XVIII sous la Restauration, Chateaubriand devient Pair de France après l'exil définitif de Napoléon. En 1816, la publication de sa Monarchie selon la Charte cause sa révocation. De 1822 à 1824, il est Ministre des Affaires étrangères, et sera invité à démissionner pour avoir critiqué la politique du gouvernement. Après la mort de Louis XVIII, Charles X arrive au pouvoir et Chateaubriand devient ambassadeur à Rome. Au cours de la « Monarchie de Juillet », Chateaubriand est écarté du pouvoir en raison de son désaccord avec l'accession au trône de Louis-Philippe. Chateaubriand abandonne alors définitivement la politique.
 
Le mémorialiste
 
 Chateaubriand se consacre désormais entièrement à l'écriture de ses Mémoires, œuvre qu'il achève en 1841. Il meurt en 1848...
 
http://forum.bestofchat.com/mesimages/123369/Chateaubriand.jpg
 
René (extraits)
 
.../Le jour je m'égarais sur de grandes bruyères terminées par des forêts. Qu'il fallait peu de chose à ma rêverie : un feuille séchée que le vent chassait devant moi, une cabane dont la fumée s'élevait de la cime dépouillée des arbres, la mousse qui tremblait au souffle du nord sur le tronc d'un chêne, une roche écartée, un étang désert ou le jonc flétri murmurait ! Le clocher solitaire, s'élevant au loin dans la vallée, a souvent attiré mes regards ; souvent j'ai suivi des yeux les oiseaux de passage qui volaient au-dessus de ma tête. Je me figurais les bords ignorés, les climats lointains où ils se rendent ; j'aurais voulu être sur leurs ailes. Un secret instinct me tourmentais ; je sentais que je n'étais moi-même qu'un voyageur ; mais une voix du ciel semblait me dire : "homme, la saison de ta migration n'est pas encore venue ; attends que le vent de la mort se lève, alors tu déploieras ton vol vers ces régions inconnues que ton coeur demande."
 Levez-vous vote, orages désirés qui devez emporter René dans les espaces d'une autre vie !
 Ainsi disant, je marchais à grands pas, le visage enflammé, le vent sifflant dans ma chevelue, ne sentant ni pluie ni frimas, tourmenté, et comme possédé par le démon de mon coeur...


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Comme je descendais des Fleuves impassibles, Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles, Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs...
  Arthur Rimbaud "Le Bateau Ivre"

n°4861
*éternelle rêveuse*
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Posté le 05-12-2007 à 14:55:20  answer
 

[:orlane40:27] très jolie transition entre deux mondes...
 
Toute La Poésie : Faire vivre la poésie de langue française, informer, publier les poètes au sein d'une communauté de partage.  
 
 un petit tour dans les grands écrivains Autrichiens avec:Rainer Maria Rilke(1875-1921)
 
http://www.culturapara.art.br/opoema/rainermariarilke/images/rilke_nome.jpg
 
écrivain autrichien. Il voyagea en Russie, en Europe. Secrétaire de Rodin, il vécu longtemps à Paris. Poursuivi par une angoisse latente, il essaya de la dominer à travers la méditation poétique.
 
 
  La Fontaine
 
Je ne veux qu'une seule leçon, c'est la tienne,
fontaine, qui en toi-même retombes, -
celle des eaux risquées auxquelles incombe
ce céleste retour vers la vie terrienne
 
Autant que ton multiple murmure
rien ne saurait me servir d'exemple;
toi, ô colonne légère du temple
qui se détruit par sa propre nature
 
Dans ta chute, combien se module
chaque jet d'eau qui ter mien sa danse.
Que je me sens l'élève, l'émule
de ton innombrable nuance !  
 
Mais ce qui plus que ton chant vers toi me décide
c'est cet instant d'un silence en délire
lorsqu'à la nuit, à travers ton élan liquide
passe ton propre retour qu'un souffle retire
 
  http://www.fontaine-andre.ch/media/haus/Fontaine.jpg
 
       [:elap:41] **orlane** [:elap:41]  
 
 
 
 
 
 
 
   
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 
 


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n°4870
Jamais Rien En Vain...
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Posté le 07-12-2007 à 14:28:59  answer
 

Rielke, je n'y aurais pas pensé...
 
  Henry Wadsworth Longfellow (27 février 1807, Portland, Maine, États-Unis - 24 mars 1882, Cambridge, Massachusetts, États-Unis est un poète américain, auteur de nombreux poèmes encore célèbres aux États-Unis, tels que The Song of Hiawatha (Le Chant de Hiawatha) ou Evangeline. Il passa l'essentiel de son existence à Cambridge, près de l'université d'Harvard.
 
http://forum.bestofchat.com/mesimages/123369/LongfellowPoesie.jpg
 
 Evangéline (en anglais Evangeline, A Tale of Acadie) est un poème épique de Henry Wadsworth Longfellow qui raconte la déportation des Acadiens. Ce poème a eu un grand effet sur les cultures acadienne et canadienne.
 
 Deux amants acadiens, Évangéline et Gabriel, sont forcés de se séparer en raison des événements politiques. Évangéline s'établit à Philadelphie pour travailler avec les pauvres comme infirmière. Elle trouve Gabriel parmi les malades et il meurt dans ses bras.
 
 L'amour pur et fidèle qu'éprouve Évangéline pour Gabriel symbolise la confiance éternelle, sentiment que de nombreux groupes sociaux peuvent éprouver. Lorsqu'ils ressentent cette confiance, ils voient alors poindre une lueur d'espoir dans les ténèbres de l'intolérance et du rejet. Évangéline est porteuse d'un message à la fois mythique et métaphorique, du flambeau de l'amour et de l'espoir éternels, non seulement pour les descendants directs des Acadiens victimes de la Déportation, mais pour ceux et celles qui cherchent désespérément un sens à une existence vide. Il s'agit d'une fonction très importante du mythe
 Aux yeux de milliers de gens, Évangéline est l'image de l'émotion qu'elle incarne, un périple difficile à travers les joies et les peines de l'existence, donnant un sens au grand voyage qu'est la vie.
 
Poème Évangéline  
Un conte d'Acadie
Henry Wadsworth Longfellow  
(traduction française de Pamphile LeMay (1837-1918))
 
Première partie (Extraits)
 
Dans un vallon riant où mouraient tous les bruits,
Où les arbres ployaient sous le poids de leurs fruits,
Groupant comme au hasard ses coquettes chaumines,
On voyait autrefois, près du Bassin des Mines,
Un tranquille hameau fièrement encadré.
C'était, sous un beau ciel, le hameau de Grand-Pré.
 
Du côté du levant, les champs, vaste ceinture,
Offraient à cent troupeaux une grasse pâture.
De là son nom. Souvent alors les flots amers
S'épanchaient sur ces bords par maints endroits divers.
Les fermiers vigilants, sans souci des fatigues,
Élevèrent partout de gigantesques digues.
En certaine saison ils allaient les ouvrir,
Et, libre, l'océan se hâtait de couvrir
Les fertiles sillons devenus son domaine.
 
Au couchant, au midi, jusqu'au loin dans la plaine,
On voyait des vergers et des bosquets d'ormeaux.
Ici, le lin berçait ses frêles chalumeaux,
Là, le blé jaunissant, ses tiges plus actives.
Vers le nord s'étendaient les forêts primitives;
Le sombre Blomidon dressait son front altier;
Et sur les monts abrupts, sans ombre ni sentier,
Des brumes, des brouillards aux formes inconstantes,
S'agitaient comme un camp qui déroule ses tentes,
Ou semblaient admirer l'heureux vallon. Jamais
Ces vapeurs de la mer ne quittaient leurs sommets.
 
Et c'était au milieu de ces champs en culture
Que s'élevait le bourg. De simple architecture,
La solide maison de l'humble pionnier
Était faite de chêne, ou bien de châtaignier.
Ainsi la voyait-on jadis, solide et grande,
Quand régnaient les Henri sur la terre normande.
Saillants, les hauts pignons recouvraient tout le seuil,
Et l'ombre y descendait comme un voile de deuil.
Dans le chaume des toits, en des façons heureuses,
On avait découpé des lucarnes nombreuses.
 
Quand le soleil, au bourg, sur le large chemin
Donnait à la poussière un reflet de carmin,
Et quand, par son éclat, sur l'humble cheminée
Soudain la girouette était illuminée,
C'était là, sur le seuil, à l'approche du soir,
Que les femmes ensemble allaient toutes s'asseoir.
Jupon vert, rouge ou bleu, bonnet d'un blanc de neige,
Vieilles ou jeunes, là, chacune avait son siège,
Chacune, son rouet. Au tisserand malin,
Il fallait bien fournir ou le chanvre ou le lin.


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Comme je descendais des Fleuves impassibles, Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
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  Arthur Rimbaud "Le Bateau Ivre"

n°4871
*éternelle rêveuse*
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Posté le 07-12-2007 à 22:42:02  answer
 

[:orlane40:27] très joli Merle :jap:  
un des nouveaux poètes qui a un style bien particulier mais que j'aime beaucoup, pleins de jolis jeux de mots :love:  
 
Domi Perez( poème du mois de mai 1997)
 
 LE PRISONNIER
 
C'est un prisonnier
Qui demande des chaines
Des chaines de télévision
Pour s'évader
Pour voir pousser des fleurs
Des fleurs sur le canal
Le canal numérique.
 
C'est un prisonnier
Qui regarde une fille
Elle chante la météo
Devant une carte du pays
De son pays
Une façon comme une autre
De passer le temps.
 
C'est un prisonnier
Qui joue avec un autre
Un autre détenu
Avec un dé
Un dé tenu  
Lancé
Pour un pari lancé
Tenu :
Quatre-cent-vingt-et-un !
Perdu gagné perdu.
 
C'est un prisonnier
Qui a fait les quatre cent coups
Les quatre cent mauvais coups
Des coups de mains
Des hauts les mains
Des bas les pattes
Et maintenant
Il tourne ses pouces
La vie lui a dit pouce
Il pense au temps passé
Il a tout le temps
D'y penser
Demain sera un autre jour
Un autre jour
Le même.
 
C'est un prisonnier
Qui regarde un nuage
Un nuage de lait
Dans son bol de café
Noir
C'est donc le matin
A midi il regarde les yeux
Blancs
Les yeux de la pomme
La pomme de terre
En robe de chambre
Et il se rappelle  
Son arrière-grand-mère
Qui est tout en haut de l'arbre
L'arbre généalogique de famille
Et lui il est tout en bas
Plus bas que terre
Entre quatre murs
Dans l'antichambre du cercueil
Et déjà il fait nuit
C'est la sonnerie
Qui le crie
Dans le bol la soupe sera
Rouge ou verte
Selon la saison.  
 
C'est un prisonnier
Qui dessine avec une craie
Blanche
Des petits barreaux
Sur les murs
Gris
Un petit barreau par jour
C'est assez
Et le reste du temps
Il regarde ses chaines
Les chaines de télévision
Des chaines qu'il se paye
En tressant des paniers
En osier
Les jours où la neige est
Dedans le poste.
 
http://www.amnesty.org/images/ap_graphics_bank/ap_abu_ghraib_prisioner.jpg
   
 [:elap:41] **orlane** [:elap:41]    
   
 
 
 
 
 


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n°4878
Jamais Rien En Vain...
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Posté le 09-12-2007 à 11:52:53  answer
 

J'avais déjà vu ce poème mais où? Bien écrit...
 
Un artiste multiste...
 
Charlélie Couture, Bertrand Charles Elie Couture de son vrai nom, est né à Nancy, France, le 26 février 1956.
Diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts, CharlElie s'inscrit dans le courant « multiste », des artistes pluridisciplinaires dont il est une des références notoires. Cette attitude globale consiste à trouver des interconnexions entre les formes d'expressions l'Image, l’Ecriture, et la Musique. En 1981, il fonde à Nancy, le groupe "Local à Louer", associant photographes, dessinateurs, peintres et poètes. Il publie à cette occasion le "manifeste de l'Art Rock".
Parallèlement à son travail de musicien il continue ses recherches dans le domaine des arts Plastiques (peintures, sculptures et photos). D’abord des travaux sur la mémoire de ses « Chambres d'hôtel » en tournée, puis des images oniriques de voyages et impressionnisme urbain, et paysages intérieurs et enfin une réflexion esthétique autour de la RE-construction.
CharlElie a réalisé des affiches pour le tennis et soutenu la candidature de Paris pour les jeux Olympiques Paris 2008. Il a dessiné des logos (comme celui de la région Lorraine), design des montres et créé une collection de chaussures sous la marque "ChElie" Parallèlement à cela il a publié une quinzaine d’ouvrages et composé 17 bandes originales de films (dont le célèbre "Tchao Pantin" ).
Passionné par les nouvelles technologies, CharlElie fait partie des pionniers du Web. Dés 1996 il met en ligne « charlElie.com » qui est un exemple de site utilisé comme un nouvel espace de création.
CharlElie n'est pas un artiste de mode, c'est une référence. Son talent "multiste" sans compromis s'inscrit dans la continuité. 23 disques de chansons, une quinzaine de livres de réflexions, de dessins et de photos, des tournées de concerts Internationaux et environ 80 expositions de peintures, photos et dessins, en France, en Belgique, Suisse, Etats-Unis.
Aujourd’hui, installé à New York et débarrassé de l’image exclusivement musicienne qui était faite de lui en France, CharlElie commence a être reconnu à sa pleine envergure. Les grands collectionneurs Américains s’intéressent à son travail. CharlElie refuse les frontières « entre les gens et entre les genres », avec pudeur et dignité, il accumule les pierres d'un édifice dévoué à la création, « tout est source d’inspiration ».
Le parcours des grands artistes est fait de mystères, d'ombres et de lumières, le chemin de CharlElie, nous fait réfléchir sur la « RE-construction » permanente d’un sphinx en quête d'Absolu...
 
 
http://forum.bestofchat.com/mesimages/123369/CoutureCharlelie.jpg
 
L'histoire du loup dans la Bergerie
 
Derrière le parking qu'est désert la nuit,
A côté de la voie ferrée dans une impasse étroite,
Il y a un p'tit bar au papier peint jaunâtre, papier peint jaunâtre,
Le vin pique la gorge et le pains des sandwich
Est plus mou qu'une éponge, bien plus mou qu'une éponge  
C'est pas un bel endroit mais ça suffit pour boire
Un canon, deux canons avant d'aller se coucher
Tous les vendredi soir à peu prêt vers 7 heures,
On l'entend arriver déjà depuis le parking,
Il fait voler la porte et il entre en hurlant :
" Salut la compagnie, salut la compagnie "
Avec les yeux gonflés sur sa gueule de clochard,
Cicatrice au menton, mouchoir comme un foulard,
Il s'appuie au comptoir pis il commence à boire
En racontant une histoire,
Celle du loup dans la bergerie,
Celle du missionnaire dans la blanchisserie
Il a vu toute la terre, il a fait tous les pays
Il dit qu'il a été légionnaire alors on l'appelle comme ça,
On dit " Tiens t'as vu l'légionnaire "
Il dit pas l'Indochine, il dit qu'il a fait l'Indo, pis aussi l'Algérie
Il raconte que sa vie, toujours la même histoire, son histoire,
 
Celle du loup dans la bergerie,
Celle du missionnaire accroupi dans son lit
Quand il est saoul, encore un peu plus saoul, il se goure, il mélange tout,
Dans sa voix éraillée, il se met à brailler, en faisant le tour des tables
Il veut vendre des poèmes qu'il a écrit lui même,
Sur des feuilles de papier mal ronéo typées
Et ça raconte encore toujours la même histoire,
Celle du loup de la troisième dynastie
Qui mange un missionnaire accroupi tout gris dans une blanchisserie,
A côté de la grande bergerie..
On y comprend que dalle,
Mais ça fait rigoler tous les buveurs fatigués en sortant du boulot,
Et même si on se fout de lui, on lui paie une tournée
Pour qu'il raconte encore et encore
L'histoire du loup dans la bergerie
Celle du missionnaire ébloui...

 
http://www.charlelie.com/newyorcoeur/new-york.htm


Message édité par Merle Hagard le 09-12-2007 à 11:53:39

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Comme je descendais des Fleuves impassibles, Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles, Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs...
  Arthur Rimbaud "Le Bateau Ivre"

n°4880
*éternelle rêveuse*
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Posté le 09-12-2007 à 15:18:31  answer
 

[:orlane40:29] bon choix merle que celui de Charlélie :jap:  
 
une autre artiste québécoise ;Gina McFee -Bernier
texte de 1998
 
http://www.ginamcfee-bernier.com/images/pht_gina_hdr.jpg
 
                     Désirs vagues  
 
                       parmi les flammes nues  
 
 
                                    les parfums sauvages  
 
                                    la saveur anéantissante des lèvres inconnues  
 
                                    les mots qui gonflent les veines  
 
 
                                                       comme une bruine de sel  
 
                          l'éveil amer  
 
                     dans la fureur des mains qui retiennent  
 
 
               [:elap:41] **orlane** [:elap:41]  
 
 
 
 
 


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n°4886
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Posté le 09-12-2007 à 20:35:49  answer
 

Mouai, et bein un pas du tout connu, mauis qui a une grande valeur pour oi car c'est mon premier sonnet (bon c'est pas le plus beau que j'ai fait, mais bon, pour un premier, c'est déjà pas mal, je posterais surement les autres plus tard)
 
Le Titanic
 
Le Titanic fut et restera à jamais,
Le bateau le plus beau qui fut imaginé.
Ce magnifique paquebot ne naviguait
Que sur les flots bordés d’innombrables glaciers.
 
Il nous était parvenue du Royaume-Uni,
A peine sa construction achevée qu’il voulut
Prendre le large, c’est ainsi qu’il partit.
En prenant la mer leurs âmes seraient éperdues.
 
Durant cette traversée qui fut hasardeuse,  
L e temps se montra d’humeur plutôt flatteuse,
Mais à cause de péripéties malheureuses,
 
La coque du bateau face à la glace craqua,
C’est à ce moment là que le bateau coula
Et les passagers passèrent de vie à trépas.
 
                                                             
                                               Gaël (alias gagoun ^^)
                                             Du 15/06/06 au 18/06/06  


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:bounce: **~Modo sur Sciences occultes et divinatoires~** :bounce:
n°4891
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Posté le 10-12-2007 à 23:10:28  answer
 

Ce n'est pas un sonnet, c'est un gag ... bravo jeune homme  :lol:  
 
Moi qui adore les Monty Python, j'aime assez ce que vous commettez ici - il y a de l'idée  :sol:      

n°4892
*éternelle rêveuse*
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Posté le 11-12-2007 à 08:42:03  answer
 

[:orlane40:27] serais-ce de la moquerie :??: chacun est libre de poster même ses propres poésies non? du moins, le sujet initial ne précise pas qu'il faille que telles ou telles sortes de sonnets.
Merle et moi postons des textes que nous aimons, ce qui peut faire apprécier certains auteurs aux novices en la matière.de toute façon pas grand monde post sur ce topic ce qui est fort dommage d'ailleurs, ceci dit en passant.
 
  [:le petit larousse:1] **orlane** [:le petit larousse:1]  


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n°4893
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Posté le 11-12-2007 à 17:33:41  answer
 

Il est regrettable que vous fustigiez ainsi les encouragements …, l'attention, toute particulière, que j'ai attaché à l'ouvrage de votre petit protégé.
 
Cela dit, ais-je émis une critique, que dis-je, une condamnation sur le fait que vous postiez le travail d'auteurs, ma foi, de bonne facture ?
 
Bien à vous Madame.      

n°4894
Jamais Rien En Vain...
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